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La vie de Shri Mataji Nirmala Devi


LA VIE DE SHRI MATAJI NIRMALA DEVI

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Née au coeur de L’Inde

C’est dans la région de Nagpur que Nirmala Salve a pris naissance, le 21 mars 1923, à midi, dans la patrie d’origine des Shalivahan, ancienne dynastie impériale dont on trouve la trace dans le Mahabharata, et à laquelle appartient la famille Salve.

Son père, K.R. Salve, était un homme politique, activement engagé dans la lutte contre le colonialisme anglais. Il fut le seul membre chrétien (protestant) de l’assemblée Constituante de l’Union Indienne, en 1949. A côté de cet engagement politique, il jouissait d’une vaste culture, connaissait la Bhagavad Gita par coeur et traduisit le Coran en hindi.

Pour sa part, sa mère fut la première femme diplômée en mathématiques de son pays, mais décida pourtant de se consacrer à sa vie de famille et à ses onze enfants.

Aux côtés de Gandhi

Tandis que les biens de la famille étaient mis sous séquestre par l’occupant anglais, Nirmala, âgée d’une dizaine d’années, fut envoyée durant les vacances scolaires à l’ashram de Gandhi. Elle y partagea la vie et les tâches des enfants de l’endroit ainsi que les méditations que dirigeait le Mahatma à quatre heures du matin.

 

Les études et la prison

Celle qui était encore Nirmala Salve choisit de suivre des études médicales dans le but de découvrir les liens entre la spiritualité, le corps subtil, l’anatomie et l’évolution individuelle de l’être humain à travers les différentes étapes de son existence. A cette époque, ses moyens matériels étaient très réduits. Elle n’avait que 18 ans lorsque son père fut arrêté. Elle dût abandonner l’université pour se cacher durant huit mois. Incarcérée pendant quelque temps, elle fut molestée lors des interrogatoires.

Lorsqu’elle évoque cette période de sa vie, elle en souligne l’importance. “Parce qu’à l’évidence la liberté est nécessaire, la liberté politique de pouvoir parler y compris à propos de Dieu”…”Parce que ma vie, ma mission, mon existence, tout pour moi n’existe que pour l’émancipation de l’humanité.”

La famille

Après l’indépendance, Nirmala Salve épousa Chandrika Prasad Srivastava, qui allait devenir responsable de l’administration maritime en Inde. Ils eurent deux filles, que Shri Mataji Nirmala Devi éleva avec soin. Succédant à ces années de lutte, s’ouvrait une vie de famille au sein de laquelle elle trouva la source de joie et d’équilibre qui allait nourrir le foyer tout entier.

A la fin des années soixante, le mariage de ses deux filles mit fin à cette troisième période de la vie de celle que l’on appellera désormais Shri Mataji. Les cérémonies, plutôt complexes à organiser dans la tradition indienne, la rendirent quitte de ses charges vis-à-vis de ses propres enfants. Son attention allait pouvoir alors se porter plus loin, avec le même coeur.

L’année 1970

Les années soixante étaient l’époque où de nombreux occidentaux, hippies ou vrais chercheurs, commençaient à sillonner le pays. Leur passage suscitait la prolifération de gourous de toutes sortes. A sa grande tristesse, Shri Mataji constatait que les vrais maîtres se cachaient du public, et que seuls des êtres assoiffés de pouvoir ou de popularité facile s’adressaient à ces chercheurs naïfs.

C’est ainsi qu’en 1970, elle prit la résolution de se produire en public et de dénoncer ces faux gourous. Ces occidentaux en quête d’absolu, elle les appelait à se réconcilier avec eux-mêmes, en eux-mêmes et à trouver la source originelle qui permet cette intégration.

A ce moment, son époux M. Srivastava fut désigné comme secrétaire général de l’Organisation de L’O.N.U. pour les Affaires Maritimes (I.M.C.O.), qui a son siège à Londres. Précisons que ce poste est électif et qu’il y a été réélu plusieurs fois, par une très large majorité des Etats membres; cette confiance renouvelée pendant plus de douze ans a amené le couple à séjourner à Londres jusqu’en 1986.

Shri Mataji poursuivit à Londres son travail en direction des chercheurs tandis qu’elle retournait chaque hiver en Inde pour sillonner l’Etat de Bombay, le Maharashtra, et les principales capitales de l’Inde. Son auditoire se compose aussi bien des simples paysans des villages que du public varié des cités.

Pour Shri Mataji, l’évolution de l’être humain n’est pas terminée. L’époque actuelle, avec ses moyens de communication, lui permet d’ouvrir sa conscience à une dimension nouvelle. Celle-ci est déjà présente dans l’Inconscient, comme Jung l’avait déjà observé au milieu de ce siècle.

Comment cette nouvelle conscience peut-elle se concrétiser? – c’est à cette question que Shri Mataji apporte une réponse. D’emblée, son enseignement conduit à l’intégration, rassemblant et dépassant les races, les castes, les savoirs, les nationalités, et réconciliant ainsi les différentes facettes que présente l’homme actuel.

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